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jeudi 4 juillet 2024

I remember Clifford d'Alain Marc Guillaume, une chronique enthousiaste et éclairante de l'écrivain Dominique Boudou

dominique-boudou

« Le phrasé poétique d'Alain Marc Guillaume ne ressemble à aucun autre. Tour à tour tendre et gouailleur avec des accents presque bucoliques où affleure une pointe de nostalgie, il touche à l'oralité. Une oralité populaire marquée par de nombreuses expressions argotiques et l'effacement des pronoms personnels. (...)

Au petit jeu des appariements littéraires, le lecteur pensera aussi bien aux atmosphères de Jim Harrison qu'à celles d'Antoine Blondin, d'une rive à l'autre des tumultes océaniques. »

par Dominique Boudou, mercredi 3 juillet 2024.

Merci à lui !


lundi 20 mai 2024

« Vénus rétrograde », le recueil d'Amélie Hamad a court-circuité le cerveau de l'écrivain Thierry Radière

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« Je croyais que j’étais bourré quand j’ai lu Vénus rétrograde. Tout était si limpide, drôle et léger. Jusqu’à la fin du recueil ma tête a tourné et j’ai eu des hallu'. Ma chatte m’a regardé comme quand elle rentre d’une teuf. On faisait un beau couple tous les deux. Si bien qu’elle a voulu lire le recueil avec moi. Elle voulait être bourrée comme moi, ma chatte teuffeuse. Elle m’a dit avec son air langoureux : La prochaine fois que je vais en rave party je prends le recueil avec moi. C’est vraiment meilleur que l’ecstasy et l’effet dure plus longtemps. Je croyais que j’étais bourré quand j’ai lu les poèmes d’Amélie Hamad. Par moments je rigolais comme une vache. Et puis je riais jaune aussi. Mais là je ne sais pas quel animal rit comme ça pour parler du recueil. De son effet sur ma plus belle cuite. À la fin je dansais je dansais et je crois même que je donnais la main à l’autrice. Mais non c’était encore une hallu. De celle qu’on n’arrive pas à décrire sinon en écrivant un poème. Je croyais que j’étais bourré quand j’ai lu son recueil. J’ai mis la musique à fond. J’ai chanté à tue-tête. J’ai enfin eu le sentiment d’exister grâce à une poétesse qui doute encore de son existence. C’est marrant quand même la différence entre un lecteur lambda et une belle écrivaine. Je croyais que j’étais bourré quand j’ai lu son recueil. Il a fallu que j’attende pour redescendre un peu. Et là je me suis aperçu que je n’étais pas bourré. Je n’avais pas la gueule de bois. Je venais simplement de découvrir une autrice. Je me suis dit que j’allais la suivre désormais parce que la cuite qu’elle m’a fait prendre avec Vénus rétrograde était la plus douce et la plus délicieuse de toutes les cuites de ma vie. Et la meilleure pour ma santé de lecteur. Contrairement aux autres. Merci de m’avoir offert ce pot infini, Chère Amélie. 
»

par Thierry Radière, le 8 mai 2024.

dimanche 7 avril 2024

« À résister comme ça », le nouveau recueil de Thierry Roquet


Des poèmes de Thierry Roquet sur le monde du travail

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« On pourrait croire, avec des a priori un peu naïfs, que le monde du travail est le prototype des sujets prosaïques, et que rien ne se prête plus mal à l’univers poétique. Mais, dans ce recueil, Thierry Roquet nous prouve le contraire de la manière la plus éclatante. Et, en effet, le monde du travail se montre à travers ces textes comme un sort inéluctable, une absolue nécessité, où l’on côtoie des gens de toutes sortes (souvent pour le pire mais aussi, quelquefois, pour le meilleur), où la mélancolie se mêle à la dérision, et où l’esprit critique le plus lucide débouche sur une belle et réelle émotion. (...) »

>> La suite de la chronique de Marie-Anne Bruch sur son blog, La Bouche à Oreilles, le 6 juillet 2023.

samedi 6 janvier 2024

Georges Guillain a aimé « Le Petit Nulle Part » de Jérôme Leroy et en parle sur son blog « Les Découvreurs »


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On ne connaît pas ce pays de Jérôme Leroy

« Je ne sais pas toujours comment remercier ceux qui amis ou inconnus ou simplement connaissances m'adressent leur livre quelles que soient les raisons pour lesquelles ils le font. Quand j’en trouve le temps et que bien entendu aussi les choses en valent la peine, je consacre une part de mon énergie à élaborer un compte-rendu attentif et le plus possible personnel que je publie sur ce blog. Mais personne, j'imagine, ne s'étonnera que je ne dispose pas des loisirs nécessaires pour tout lire et surtout rendre compte. Je le voudrais bien pourtant étant pas trop mal placé pour savoir que l'indifférence certes compréhensible à laquelle se heurte trop souvent son travail peut être, pour chacun, source d'amertume et de découragement.

C’est pourquoi j’aimerais que ces petits récépissés poétiques que je publie régulièrement depuis quelques années en présentant rapidement un extrait accompagné d’image, des principaux livres que je reçois, viennent assurer les auteurs qui m’ont adressé leurs ouvrages de leur bonne réception ainsi que de l’estime dans laquelle je les tiens.

J’aimerais ainsi attirer l’attention aujourd’hui sur un tout petit livre, un livret même, de Jérôme Leroy que je garde sur ma table depuis quelques jours. Depuis que son éditeur François-Xavier Farine m'a fait comme on dit l'hommage de me l'adresser. C'est en ami que Jérôme Leroy me l'a fait parvenir. C'est en ami que je l'ai lu. Avec ce plaisir discrètement teinté de douleur que l'on ressent à l'évocation de ces choses très simples de la vie que le temps s'il ne nous a pas empêché de les saisir, ne nous a pas permis de retenir.

Sinon par la mémoire. Sinon dans quelques lignes, quelques vers que dans les livres parfois, nous devrions nous sentir heureux, quand même, de pouvoir toujours partager. »

Georges Guillain, blog Les Découvreurs, samedi 10 juin 2023.

samedi 30 septembre 2023

À résister comme ça, de Thierry Roquet

Stéphane Bataillon
Stéphane Bataillon, poète, critique et journaliste
né en 1975

Une très juste et sensible chronique de Stéphane Bataillon initialement parue dans le n°197 de La Croix l'Hebdo du 1er septembre 2023 :

« Dans un court recueil, le poète Thierry Roquet saisit avec verve et un humour à froid les scènes de sa propre vie salariale, entre période de chômage et postes en CDD de manutention ou d’opérateur de saisie. (…) »

>> Lire l'article complet sur le blog de Stéphane Bataillon.

>> Commander le recueil de Thierry Roquet : 10 € (7+3 € de FP en lettre suivie) : aerolitheeditions@gmail.com



vendredi 1 septembre 2023

L'écrivain, Thierry Radière, plébiscite notre travail d'éditeur et les deux dernières publications d'aérolithe

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© Yvon Kervinio

« Il faut lire les deux derniers livres édités chez aérolithe éditions : À résister comme ça de Thierry Roquet et Le Petit Nulle Part de Jérôme Leroy, si vous aimez la poésie sociale, sarcastique et incarnée de Thierry et celle de Jérôme toujours aussi superbement inspiré par les lieux, les hôtels, la solitude et la mélancolie.

Ces deux textes ont un point commun : celui d’appartenir à une poésie intimiste et narrative comme je les aime.

D’ailleurs à ce propos, c’est toute la production d'aérolithe éditions (7 recueil au total) que je vous invite à découvrir, si ce n’est déjà fait. Sa ligne éditoriale est fidèle à celle décrite ci-dessus. Et puis son éditeur, François-Xavier Farine, est un fin connaisseur de la poésie contemporaine. Tous ses choix sont pertinents. Chaque livre est inspirant. Et franchement, 7 euros le recueil, il n’y a pas meilleur rapport qualité-prix dans le monde de l’édition de poésie contemporaine. Vous pouvez acheter les yeux fermés, faites-moi confiance. Et vous ferez une bonne action en soutenant la microédition de poésie. C’est important.

Thierry Radière sur sa Page Facebook, le 29 juin 2023.

jeudi 15 décembre 2022

Olivier Hervé s'enthousiasme pour « Sans rancune » d'Isabelle Bonat-Luciani

olivier-herve

Dans
Sans rancune, on découvre la jolie poésie de Isabelle Bonat-Luciani. Non, "jolie" n'est pas le terme. Une poésie qui a du chien ou de la gueule plutôt, avec des odeurs de crevette, des souvenirs de chanson qui font pleurer et des ruptures sans rancune, qui rassurent, fruits du hasard et d'un lancer de dé. Et puis il y a ce con de Jésus, ce gros con de Michel, des façons tendres de se rappeler l'existence d'une mère dans la mort d'une idole, des inventions de texte qui se croiraient littéraires et même une incursion de Joaquin Phénix, l'inaccessible amour à qui l'on peut tout de même s'adresser le temps d'un poème... Fragments et pensées jetées qui dessinent un regard mutin, d'une drôlerie discrète, qui n'éludent jamais un peu d'autodérision. On voyage voyage donc dans le crime et le châtiment, toujours avec douceur et un regard discret mais incisif. Car l'amour, Lucky Star, c'est comme une cigarette, yep. Petit recueil, petit prix, chouette et jeune maison d'édition, vous y serez le héros. C'est léger, oui, et ça claque et ça pique, gentiment. On aime, avec un grand sourire dessiné par des pointes de mélancolie.

Olivier Hervé, Vendredi poésie #12, chronique du 9 décembre 2022 parue sur L'Espadon.

Merci à lui !

Olivier Hervé est l'auteur d'un premier livre Pédalées publié aux éditions Lunatiques en novembre 2021.

lundi 18 juillet 2022

« L'enfance en rose » de Jean-Yves Plamont par Claude Vercey


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« C'est l'été, le meilleur moment de rejoindre sur la plage le poète Jean-Yves Plamont ou simplement de glisser dans la poche révolver de votre jean : God Save the Pottok (écrit en français, rassurez-vous), la mince plaquette, rafraîchissante, qu'il vient de faire paraître aux éditions aérolithe, sous la responsabilité de François-Xavier Farine. Et à laquelle fait écho l'I.D. n° 996, à la Une du jour sur le site de la revue Décharge. »

>> Lire la suite de l'article de Claude Vercey consacré au recueil God Save the Pottok de Jean-Yves Plamont.

> Commander le recueil de Jean-Yves Plamont : 10 € (7+3 € de FP en lettre suivie)



mardi 28 juin 2022

Stéphane Bataillon chronique « Sans rancune », le recueil d’Isabelle Bonat-Luciani

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à retrouver dans le journal La Croix L'Hebdo n°138 du 24 juin 2022 et sur son blog.

Un extrait de celle-ci :

« C’est un tout petit recueil d'Isabelle Bonat-Luciani, qui tient dans la paume, que l’on pourrait cacher en refermant la main, comme un enfant qui voudrait soustraire à la vue des plus grands le bonbon dérobé. Ce sont des poèmes d’adultes, avec la vie, bien ou mal fichue selon les jours. (…) Des images de l’enfance de la poète, née en 1974, légères et piquantes, qui rappellent l’ambiance de la bande dessinée Les Frustrés de Claire Bretécher. Un air de liberté, à fredonner sans fin pour, un jour, en transmettre quelque chose. Pour d’autres bonbons volés. »

>> Lire la suite de l'article sur le blog de Stéphane Bataillon et Loup Besmond de Senneville.

> Commander le recueil d'Isabelle Bonat-Luciani : 10 € (7+3 € de FP)
aerolitheeditions@gmail.com

lundi 20 juin 2022

Louis Dubost partage son enthousiasme pour Jean-Yves Plamont et son recueil « God Save the Pottok »

 
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Cher Jean-Yves Plamont,

Je viens de recevoir God Save the Pottok, lu aussitôt et beaucoup apprécié.
J’y retrouve le petit monde esquissé dans Pour mon ours blanc (l'Idée bleue, 2008), puis dans Le Pôle magnétique (Cadex, 2016) : un univers bien à vous que le lecteur s’approprie sans vergogne et avec grand plaisir !
Je tenais - et c’est ce que j’ai écrit à François-Xavier Farine - à posséder votre « œuvre complète », c’est fait et j’en suis bien heureux ! Vous êtes un de ces très (trop) rares
« hurluberlus » de la poésie qui écrit au plus près de ce que j’appelle (ce n'est pas un gros mot !) la métaphysique et le burlesque de telle manière que chacun se questionne dans ce qu’il a de plus profondément intime et vrai. Bref ! je me sens avec vous philosophiquement « marxiste » tendance Marx Brothers, celle qui ne se contente pas
« d’expliquer » la vie mais en permanence l'applique vive et vivable. Pour moi, c’est le seul marxisme fréquentable et vous me semblez en être aujourd’hui le (seul ?) vivant exemple.
Vous êtes une espèce d’oiseau rare chez les poètes comme l’étaient jadis ou naguère Prévert, Desnos ou Jean l’Anselme… Inclassable mais nécessaire. Merci.

Louis Dubost, poète et ex-éditeur du dé bleu (1974-2009), le 16 juin 2022.


>> Commander le recueil de Jean-Yves Plamont : 10 € (7+3 € de FP en lettre suivie)

mardi 18 janvier 2022

Eric Dejaeger approuve « Anthologie immédiate » de Pierre Tilman

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© Photo d'Éric Dejaeger
par Thierry Roquet (2016)


« 
L’auteur a rassemblé dans Anthologie immédiate une série de textes écrits au cours d’un demi-siècle, inédits ou publiés dans des recueils aujourd’hui introuvables. Le résultat est formidable !
Des poèmes qui coulent de source, bourrés de surprises et d’humour et, surtout, de poésie.

Si vous n’aimez pas la poésie – ce que je peux comprendre au lu des inepties qui se publient régulièrement – ce recueil est l’occasion rêvée pour vous réconcilier avec le genre. »

Éric Dejaeger, poète belge, sur son blog Court, toujours !


>> Acheter le recueil de Pierre Tilman

lundi 3 janvier 2022

C'est pas moi qui l'dis, c'est Lucien Suel !

lucien-suel-portrait

Cher François-Xavier

j'ai beaucoup aimé l'élégant volume Anthologie immédiate.

J'ai rencontré Pierre Tilman à Sète au moment du festival de poésie, j'ai passé une soirée chez lui avec sa femme et ses amis.
Je l'avais vu une fois avant il y a bien longtemps à Béthune où il présentait ses poèmes créés à partir des lettres en plastique du scrabble.

J'aimerais bien publier en 2022 le poème 
« Larmor plage » de Tilman dans mon Silo (blog perso) et en même temps faire un peu de réclame pour le livre sur twitter. Me donnerais-tu l'autorisation ?

Je t'embrasse et te souhaite une bonne année 2022

Lucien

Arithmomania vient de paraître.
Rivière (roman) à paraître en avril 2022.
Le jardin et le poète (documentaire sur mon travail).

dimanche 12 septembre 2021

Une chronique de Stéphane Bataillon consacrée à Anthologie immédiate de Pierre Tilman

La-Croix-L'Hebdo

à retrouver dans le journal La Croix L'Hebdo du 11 septembre 2021 et sur son blog.

Un extrait de celle-ci :

« Cette Anthologie immédiate rassemble en un court recueil sous couverture rouge incandescente plus de 70 poèmes, souvent très brefs, écrits sur près de cinquante ans. Souvent drôles ou corrosifs, ils jouent avec les mots, les corps, la pulsation des vies. Un petit livre d’une brûlante actualité. (...) »

>> Lire la suite de l'article sur le blog de Stéphane Bataillon et Loup Besmond de Senneville.


> Commander le livre de Pierre Tilman : 12 € (+2,5 de FP)
aerolitheeditions@gmail.com

mardi 24 août 2021

Claude Vercey plébiscite à la Une de Décharge « Anthologie immédiate » de Pierre Tilman parue en juin aux éditions aérolithe


Claude Vercey à Bazoches (2013)
© Photo Claude Labarre
Lire Pierre Tilman :

« François-Xavier Farine a raison : on ne situe pas à son rang, parmi celles des poètes importants d'aujourd'hui, l'œuvre de Pierre Tilman.
L'ouvrage récemment publié aux jeunes éditions aérolithe sous le titre Anthologie immédiate suffira-t-il à réparer cette injustice ? L'I.D n° 949 du site de la revue Décharge se penche sur ce nouvel opus. » par Claude Vercey, le 14 août 2021.

>> Lire la suite de l'article...

samedi 17 juillet 2021

Le poète Bernard Bretonnière nous adresse une longue note en partage suite à la lecture d'« Anthologie immédiate » de Pierre Tilman

Bernard-Bretonnière
© Photo Caky Bretonnière

« En 1968, l'année de mes dix-huit ans, je lus La Flûte de Marcus de Pierre Tilman. J'avais découpé, dans Le magazine littéraire, je crois, un entrefilet sur le premier recueil d'un « jeune poète », car je me demandais bien, moi qui gribouillais des tentatives de poèmes depuis trois ou quatre ans, ce que pouvait écrire un jeune poète en 1968 (...)

J'étais allé dans une librairie qui, bien sûr, n'avait pas le livre en rayon et j'avais dû le commander. Le choc (la catharsis) fut considérable. Jamais encore je n'avais lu un poète aussi contemporain - en l'occurrence âgé de six années de plus que moi. Un grand frère me parlait, et me parlait clair, avec mes mots, les mots de mon époque et de mon âge, avec mes émotions, mes sentiments, mes sensations, mes dégoûts, mes angoisses, mes révoltes et mes désespoirs. Jamais je n'avais imaginé cela possible. (...)

Je lus ensuite tous les livres de Pierre Tilman. (...)

Avec Daniel Biga, François de Cornière et Roger Lahu, Pierre Tilman est le seul poète français (que je connaisse) capable d'écrire des poèmes avec la même simplicité miraculeuse que Richard Brautigan, Raymond Carver et Charles Bukowski. Pierre Tilman parle avec admiration et fraternité bien sûr, des « mauvais poèmes » de ces trois Américains-là.

Les premiers poèmes de Pierre Tilman avaient le goût du tragique, chantaient la rébellion et criaient le désespoir. C'est pourquoi, adolescent, je les avais tant aimés - je m'y reconnaissais. Mais, très vite, la poésie de Pierre Tilman s'apaisa, se simplifia, prit ses distances avec les émotions douloureuses et, changeant de cap, s'engagea sur le terrain de l'humour, de l'ironie et de la légèreté. Ainsi, Pierre Tilman semble-t-il désormais écrire sans frein ce qui lui passe par la tête, avec amusement, le plus simplement et le plus spontanément du monde, sans la moindre volonté de sophistication ni même de sérieux. Ce naturel un rien désinvolte déplaît à certains de mes amis qui y voient un manque d'exigence, de travail, voire de gravité. Quant à moi, j'accepte ces poèmes tels qu'ils sont, ainsi donnés ; ils me séduisent et m'amusent. Et comme ils témoignent d'une absence de prétention et d'ego chez ce poète quand on rencontre si souvent le contraire chez les autres ! Pierre Tilman, quand on l'interroge, dit voir comme des « ennemis le bien-écrit, le bien-fait et le bien-pensé ». Il estime, avec satisfaction, qu'il a gagné en « décontraction » et en humour :
« Je laisse aller [...] je suis déjà assez désespéré comme ça  sans en rajouter [...] je privilégie le vécu contre le poétique, contre le style, contre le formalisme, contre la culture qui ne sont que des canalisations de plomberie [...] je cherche à être le plus simple et le plus économique possible. »*.

* Interview parue dans la revue Jungle n°18, pages 87-91, 1997.

(...)

De Pierre Tilman (de son évolution), tout s'éclaire avec la parution de son Anthologie immédiate, en juin 2021 chez aérolithe éditions (il a alors 77 ans). Mais le poète n'étant pas assez nombriliste pour dater ses poèmes, il est impossible de réaliser une juste chronologie de son évolution. Fondamental pourtant m'apparaît le poème (pages 12-13) de l'anthologie : « C'est trop facile d'écrire des poèmes tristes » : Un jour / J'avais vingt ans et quelques / j'ai décidé / ça suffit comme ça / ça suffit la plainte / j'ai décidé que je n'écrirais jamais plus de poèmes tristes... Promesse tenue ; Pierre Tilman avait 31 ans lorsque parut Hôpital Silence (1975), deuxième recueil, encore « triste » (* mais batailleur) - mais on sait que, souvent, les poèmes sont publiés assez longtemps après avoir été écrits. Revenant sur son parcours, il écrit de ses années soixante : « Ma poésie est faite d'ennui et de tristesse mais aussi de révolte, d'envie d'amour et de fraternité. » Et il a quarante ans lorsque paraît Le bonheur est une décision (1985) , titre-manifeste de la plus belle cohérence et à quoi il s'est rigoureusement tenu. »

Bernard Bretonnière, le 12 juin 2021.

jeudi 1 juillet 2021

Les premières réactions à propos de notre 3e publication...


Anthologie immédiate
de Pierre Tilman :

« Bien sûr, avec Tilman il y avait peu de risques d'être déçu. Bravo, encore un très très bon opus, lu d'une traite. J'adore ce poète.
La maquette est simple mais claire et nette. Je regrette toujours un peu quand il n'y a pas d'illustrations (c'est pour ça que j'aime bien la collection de Patrice Maltaverne), mais franchement j'apprécie ton travail éditorial. Et la couverture rouge (ou même noire pour le précédent d'Heptanes Fraxion) est très bien aussi.

Merci, et bonne suite à l'aérolithe. »

Julien Boutreux, le 22 juin 2021.


« Bon anniversaire, l'ami ! Je lis ton Tilman un peu tous les jours, suis heureux que ce livre existe ! »

Frédérick Houdaer, 26 juin 2021.


« Le Tilman est excellent. Tu peux être fier d'avoir édité ça. Oui. »

François de Cornière, le 1er juillet 2021.

jeudi 17 décembre 2020

Salvatore Sanfilippo envoie son avis sur nos deux publications


« Pas mal cette façon à la Perec, François-Xavier Farine, de parler de Rimbaud comme si tu l'avais connu. Pas mal ces petites anecdotes du quotidien, bref une façon originale d'évoquer sa vie.

Quant à Heptanes Fraxion, c'est un univers particulier que j'aime bien, une voix à part dans la poésie d'aujourd'hui. »

poesie-sous-le-sapin
Salvatore Sanfilippo est un poète d'humour rafraîchissant et cela nous fait plaisir qu'il soit sensible, comme d'autres, à nos deux premières publications !


Sous le Sapin
le Farine + le Fraxion, c'est encore possible :
4+6 (+2,5 € en lettre suiv.) : 12,5 €.

vendredi 10 janvier 2020

Jean-Claude Dubois donne son avis sur nos deux premières publications

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 © J-C Dubois par Régis Nardoux

« Ce sont vraiment de beaux petits objets, très agréables à tenir en mains, à toucher, à regarder, à lire. J’espère de tout cœur que vous pourrez maintenir cette qualité d’édition pour les prochains. 

Sacré Rimbaud de François-Xavier Farine :

C’est bien plus que de simples considérations (poétiques ou non). Ce sont des quasi-indiscrétions, des confidences que ferait un proche, un contemporain, sur le ton de la nostalgie et du deuil. Le « je me souviens », emprunté à Perec y est pour beaucoup. C’est une des réussites du recueil, ces témoignages sur toute une vie aussi riche et scandaleuse. Magie de la poésie qui permet de tels cousinages ! Le recueil est servi par une belle lisibilité. C’est fluide, incisif. Les épisodes de la vie de Rimbaud, les personnages que François-Xavier Farine évoque sont furtifs mais les esquisses en quelques mots rehaussés de citations bien choisies. S’attaquer à Rimbaud, après tant d’autres, c’est risqué mais l’auteur s’en sort plutôt bien. Seul bémol : On aimerait en lire davantage.


Un tout autre style et en ce qui me concerne une belle découverte. Une galerie de portraits d’hommes et de femmes d’aujourd’hui, aux prises avec leur quotidien dans ce qu’il a de désespérant et de tragiquement drôle parfois. L’impression dominante : une commune et profonde solitude. De la colère également. L’écriture d'Heptanes Fraxion est bien comme il la décrit : « un objectivisme rêveur, contemplatif. » Il y a là un ton, une « pâte » à cultiver.

Bravo pour ce choix.
 »

Jean-Claude Dubois, le 5 janvier 2020.

dimanche 8 décembre 2019

Extrait de la chronique de Louis Dubost parue dans le n°184 de la revue Décharge (Décembre 2019)


… et aérolithe rimbaldien

louis-dubost
© Louis Dubost par Jo Gallet
pour en rester avec une expression « minimaliste ». Aux éditions aérolithe des petits livres de format haïku si l’on peut dire : un titre par an, aux dimensions de 10,5 x 15 cm, de 24 à 40 pages et de 4€ à 6€ à commander à l’adresse courriel de aerolitheeditions@gmail.com.

Sacré Rimbaud de François-Xavier Farine rassemble sur le mode du 
« je me souviens » de Georges Perec quelques considérations poétiques et non-poétiques sur le poète dont on peut citer entre autres celle-ci :

Je me souviens que Rimbaud écrivit, avec Verlaine, Le Sonnet du Trou du Cul qui pastichait les poèmes d’Albert Mérat, blasons du corps féminin.

Tandis que Et les gens continuent de tomber avec la nuit me fait découvrir un vrai poète, Heptanes Fraxion, que je ne connaissais pas. J’ai cru d’abord à un pseudonyme mais il n’en est rien, on peut consulter sur internet son blog et découvrir un poète dont la voix n’est ni formatée ni conformiste. Une écriture dérangeante, brute de langage, avec quelque part la griffe dur d’un lanceur d’alerte. J’aurais bien volontiers publié ce poète si je l’avais jadis rencontré. Quelques extraits de Patrick qui pourrait être notre voisin du coin de la rue :

il est artiste-peintre
se présente comme un païen
il vit dans des constructions modulaires

sur un immense terrain vague
non loin de l’aéroport

il peint principalement des portraits de poètes
des portraits de poètes blancs si possible non-juifs
des portraits de dessinateurs de bandes dessinées
ou de hauts fonctionnaires nazis
ou de la bassiste de Sisters of Mercy Patricia Morrison

il a du mal avec les femelles
il a du mal avec les métis
il ne croit pas au métissage
il ne croit pas à l’influence japonaise sur l’œuvre de Vincent Van Gogh
il ne croit pas non plus
que le plus ancien squelette d’hominidé
ait été retrouvé en Éthiopie
propagande il dit
en reniflant très fort
vraiment très fort (…)

Patrick ne dit jamais bonjour
et quand quelqu’un lui dit bonjour
il répond
« on va dire ça » (…)

sinon il vient juste de finir une petite cabane
pour que ses quatre chats y puissent dormir
cet hiver
et il les appelle comment ses chats hein ?
ben les chats
Patrick a beaucoup de mal avec les prénoms.



Poète né en 1945, Louis Dubost a mené conjointement sa carrière de professeur de philosophie en Vendée et celle d’éditeur de poésie au dé bleu devenu ensuite L’Idée bleue 
de 1974 à 2009. Il a publié de nombreux poètes dont beaucoup sont devenus des voix importantes et reconnues de la poésie française : Pierre Autin-Grenier, Georges L. Godeau, Daniel Biga, Michel Merlen, James Sacré, Antoine Emaz, François de Cornière, Jean-Pierre Georges, Valérie Rouzeau, Albane Gellé ou Sophie G. Lucas.

On peut donc lui faire confiance...

lundi 11 novembre 2019

Natyot à propos du recueil « Et les gens continuent de tomber avec la nuit » d'Heptanes Fraxion

natyot
Photo Natyot © Midi Libre

« J'ai trouvé le recueil d'Heptanes Fraxion, super... Très représentatif de sa poésie organique et sociétale qui cogne d'un côté et caresse de l'autre. »

Natyot, poétesse performeuse, expérimente aussi ses textes au sein du duo électropoétique NATYOTCASSAN.