mercredi 15 juillet 2020

Publication n°3

En 2020, les éditions aérolithe publieront leur 3plaquette qui sera un recueil plus conséquent. Pierre Tilman, apparu à la fin des années 60, a fait partie de la belle aventure du « Nouveau Réalisme » en poésie. II a fondé la revue Chorus (1968-1974), avec Jean Pierre Le Boul'ch, Daniel Biga et Franck Venaille. Poète toujours aussi percutant, il publie depuis plus de 50 ans.



fancois-xavier-farine-sacre-rimbaudheptanes-fraxion-et-les-gens-continuent-de-tomber


le-nouveau-realisme

Plaquette en quadrichromie.
Pelliculage mat.

Format A6 (10,5 x 14,8 cm).
60-65 pages.


Tirage unique à 300 ou 400 exemplaires numérotés.

Parution : Octobre 2020. 

Pour toute(s) commande(s) et renseignement(s) sur les microéditions, c'est ici :
aerolitheeditions@gmail.com

jeudi 12 mars 2020

aérolithe à cœur ouvert


graffiti
Je publie de la poésie aujourd’hui parce que les poètes du passé ne me parlent plus de l’avenir. Des auteurs que très peu publient, mais qui me semblent posséder une voix forte et/ou singulière, poètes souvent ignorés, jusqu’ici, par des éditeurs importants.
J’ai énormément lu les poètes, tous les poètes. Je garde une curiosité intacte, loin des esprits de chapelles et des copinages. Je suis un électron libre. Des éditeurs m’ont marqué depuis l’âge de vingt ans : Pierre Seghers, Pierre-Jean Oswald, Guy Chambelland, Jean Breton, Éric Ballandras, Louis Dubost, la revue Poésie 1 dont je collectionne encore les anciens numéros.


Depuis quelque temps, je me suis aperçu que la poésie se chloroformait, cuisait dans son jus, qu’il était temps de passer à l’action. Excepté du côté des poètes de la nouvelle génération « trentenaires et quadragénaires », celle de « la génération dite des poètes connectés » (blogs et réseaux sociaux).


En 2019, j’ai publié Heptanes Fraxion (dont j’estime le travail poétique). Je le suivais déjà depuis 2010. À l’origine, c’est un heureux concours de circonstances. Il m’avait envoyé un recueil inédit pour me demander conseil et notamment à qui l’envoyer ? Je me suis dit : « C’est impossible. C’est à moi de le publier. Je ne peux pas passer à côté d’un manuscrit comme celui-là. »

Pour ma 3e publication, je souhaitais publier dans un même recueil, Daniel Biga et Pierre Tilman, tête bêche. Cela n’avait jamais été fait en 40 ans. 
Finalement, ce sera une copieuse anthologie de Pierre Tilman seul. Daniel Biga ayant dû renoncer à ce beau projet. 
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Tilman en lecture dans le Nord (2018)

Je me suis également autoédité. Ne souhaitant plus attendre entre deux et cinq ans pour publier une simple plaquette. Quand d’autres auteurs publient frénétiquement de trois à cinq livres par an, du même acabit, dans une sorte de ressassement perpétuel.

Je fonctionne à l’enthousiasme. Après trente ans de lecture acharnée, je pense être devenu aussi légitime que d’autres éditeurs de poésie.


Il y a des poètes que je ne publierai jamais...


Non pas parce qu’ils sont mauvais, mais parce qu’ils sont passéistes, qu’ils écrivent beaucoup moins bien que Paul Éluard ou René Char, même 40 ou 50 ans après leur disparition. Ce qui est sûr, c’est que je n’aime pas le lyrisme qui fait chanter les rambardes d’escalier ni la poésie hermétique, opaque ou désincarnée qui use de mots vides comme beauté, abstraction, silence ou amour pour le plaisir seul du mot. Encore moins la poésie performance lorsqu’elle s’obstine à produire du sous-Christophe Tarkos ou du Ghérasim Luca de seconde zone en multipliant les procédés et les tics d’écriture.

Je publie enfin de la poésie car, à un moment donné, je me suis également rendu compte que la plupart des éditeurs, ayant pignon sur rue, n’avaient plus souvent le nez fin.

Depuis les années 90, je me suis activé dans le milieu poétique : en revues d'abord, puis sur internet avec des chroniques régulières, ici et là, et par l’intermédiaire de deux blogs également : Poebzine et Le feu central.

Je suis petit. Je peux prendre des risques. Même si je ne joue évidemment pas dans la cour des moyens et grantéditeurs.


En 2018, je devais publier Jean-Yves Plamont. Un poète d’humour rare, quasiment inconnu et complètement mésestimé. Dès 2001, j’avais envoyé un de ses manuscrits à Jean Orizet qui lui avait alors répondu avec enthousiasme deux jours plus tard, puis à Jean L’Anselme, qui, dans sa réponse, l’avait également adoubé. Cela ne s’est hélas pas concrétisé.

Pour cette micro maison d’édition, je contacte directement les poètes que je souhaite éditer. Je publierai des poètes confirmés et des jeunes poètes suffisamment originaux. À raison d’une voire deux plaquettes par an. Et croyez bien que je prospecte chaque jour !

Je n’ai aucune raison de me presser. Et je ne manque pas non plus d'enthousiasme pour soutenir de vraies nouvelles voix. Je l'ai toujours fait en tant que passeur de poésie.

Comme l’écrivait Paul Vincensini : « Un vrai chemin est toujours tracé dans rien. Regardez celui des oiseaux. »

J'espère simplement que beaucoup d'entre vous, poètes, amatrices, amateurs, curieuses et curieux de tous bords, soutiendront cette nouvelle aventure.


François-Xavier Farine
alias aérolithe éd.

vendredi 10 janvier 2020

Jean-Claude Dubois donne son avis sur nos deux premières publications

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 © J-C Dubois par Régis Nardoux

« Ce sont vraiment de beaux petits objets, très agréables à tenir en mains, à toucher, à regarder, à lire. J’espère de tout cœur que vous pourrez maintenir cette qualité d’édition pour les prochains. 

Sacré Rimbaud de François-Xavier Farine :

C’est bien plus que de simples considérations (poétiques ou non). Ce sont des quasi-indiscrétions, des confidences que ferait un proche, un contemporain, sur le ton de la nostalgie et du deuil. Le « je me souviens », emprunté à Perec y est pour beaucoup. C’est une des réussites du recueil, ces témoignages sur toute une vie aussi riche et scandaleuse. Magie de la poésie qui permet de tels cousinages ! Le recueil est servi par une belle lisibilité. C’est fluide, incisif. Les épisodes de la vie de Rimbaud, les personnages que François-Xavier Farine évoque sont furtifs mais les esquisses en quelques mots rehaussés de citations bien choisies. S’attaquer à Rimbaud, après tant d’autres, c’est risqué mais l’auteur s’en sort plutôt bien. Seul bémol : On aimerait en lire davantage.


Un tout autre style et en ce qui me concerne une belle découverte. Une galerie de portraits d’hommes et de femmes d’aujourd’hui, aux prises avec leur quotidien dans ce qu’il a de désespérant et de tragiquement drôle parfois. L’impression dominante : une commune et profonde solitude. De la colère également. L’écriture d'Heptanes Fraxion est bien comme il la décrit : « un objectivisme rêveur, contemplatif. » Il y a là un ton, une « pâte » à cultiver.

Bravo pour ce choix.
 »

Jean-Claude Dubois, le 5 janvier 2020.

mardi 24 décembre 2019

Les éditions aérolithe vous souhaitent un Joyeux Noël...


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et vous donnent RDV en 2020 pour une troisième publication

& une présence effective (croisons les doigts)

Samedi 13 juin 2020

Place Saint-Sulpice

au Marché de la Poésie de Paris.


CATALOGUE : publications au format A6 (30-40 pages) à 100 exemplaires numérotés.

- N°1 : Sacré Rimbaud de François-Xavier Farine ; ill. Ernest Pignon-Ernest, 2018, 4 €.
- N°2 : Et les gens continuent de tomber avec la nuit d’Heptanes Fraxion, 2019,  6 €.


Les 2 plaquettes : 12 € (10+2€ de FP)

Contact : aerolitheeditions@gmail.com

dimanche 8 décembre 2019

Extrait de la chronique de Louis Dubost parue dans le n°184 de la revue Décharge (Décembre 2019)


… et aérolithe rimbaldien

louis-dubost
© Louis Dubost par Jo Gallet
pour en rester avec une expression « minimaliste ». Aux éditions aérolithe des petits livres de format haïku si l’on peut dire : un titre par an, aux dimensions de 10,5 x 15 cm, de 24 à 40 pages et de 4€ à 6€ à commander à l’adresse courriel de aerolitheeditions@gmail.com.

Sacré Rimbaud de François-Xavier Farine rassemble sur le mode du 
« je me souviens » de Georges Perec quelques considérations poétiques et non-poétiques sur le poète dont on peut citer entre autres celle-ci :

Je me souviens que Rimbaud écrivit, avec Verlaine, Le Sonnet du Trou du Cul qui pastichait les poèmes d’Albert Mérat, blasons du corps féminin.

Tandis que Et les gens continuent de tomber avec la nuit me fait découvrir un vrai poète, Heptanes Fraxion, que je ne connaissais pas. J’ai cru d’abord à un pseudonyme mais il n’en est rien, on peut consulter sur internet son blog et découvrir un poète dont la voix n’est ni formatée ni conformiste. Une écriture dérangeante, brute de langage, avec quelque part la griffe dur d’un lanceur d’alerte. J’aurais bien volontiers publié ce poète si je l’avais jadis rencontré. Quelques extraits de Patrick qui pourrait être notre voisin du coin de la rue :

il est artiste-peintre
se présente comme un païen
il vit dans des constructions modulaires

sur un immense terrain vague
non loin de l’aéroport

il peint principalement des portraits de poètes
des portraits de poètes blancs si possible non-juifs
des portraits de dessinateurs de bandes dessinées
ou de hauts fonctionnaires nazis
ou de la bassiste de Sisters of Mercy Patricia Morrison

il a du mal avec les femelles
il a du mal avec les métis
il ne croit pas au métissage
il ne croit pas à l’influence japonaise sur l’œuvre de Vincent Van Gogh
il ne croit pas non plus
que le plus ancien squelette d’hominidé
ait été retrouvé en Éthiopie
propagande il dit
en reniflant très fort
vraiment très fort (…)

Patrick ne dit jamais bonjour
et quand quelqu’un lui dit bonjour
il répond
« on va dire ça » (…)

sinon il vient juste de finir une petite cabane
pour que ses quatre chats y puissent dormir
cet hiver
et il les appelle comment ses chats hein ?
ben les chats
Patrick a beaucoup de mal avec les prénoms.



Poète né en 1945, Louis Dubost a mené conjointement sa carrière de professeur de philosophie en Vendée et celle d’éditeur de poésie au dé bleu devenu ensuite L’Idée bleue 
de 1974 à 2009. Il a publié de nombreux poètes dont beaucoup sont devenus des voix importantes et reconnues de la poésie française : Pierre Autin-Grenier, Georges L. Godeau, Daniel Biga, Michel Merlen, James Sacré, Antoine Emaz, François de Cornière, Jean-Pierre Georges, Valérie Rouzeau, Albane Gellé ou Sophie G. Lucas.

On peut donc lui faire confiance...

lundi 11 novembre 2019

Natyot à propos du recueil « Et les gens continuent de tomber avec la nuit » d'Heptanes Fraxion

natyot
Photo Natyot © Midi Libre

« J'ai trouvé le recueil d'Heptanes Fraxion, super... Très représentatif de sa poésie organique et sociétale qui cogne d'un côté et caresse de l'autre. »

Natyot, poétesse performeuse, expérimente aussi ses textes au sein du duo électropoétique NATYOTCASSAN.






lundi 28 octobre 2019

Julien Boutreux nous a écrit ça et j’avais oublié :


julien-boutreux« Géniale, Heptanes, ta plaquette chez aérolithe ! L’ensemble se tient bien, il y a pas mal de ciels, et je me demande si je ne la préfère pas encore à ton gros recueil. Et couverture noire sur blanc : chouette. »

Cher aérolithe éd. : « Plaquettes bien reçues, merci, et lues. J’ai adoré les deux ensembles, et je trouve les objets très réussis. Bref : bravo et vivement la suite ! »

Julien Boutreux, né en 1976, voix nouvelle de la poésie, animateur de la revue les chats de mars.

Derniers recueils parus :
Cinquante vues du Serpentaire, Z4 éditions, 2019.
Le rasoir d'Ockham appliqué au poète, Polder 181, co-éd. Décharge / Gros Textes, 2019.